Un nouveau contrat n’est pas un simple avenant
La succession de plusieurs CDD privés doit être distinguée du renouvellement d’un même engagement. Lorsque des contrats distincts se terminent, le droit à l’indemnité s’examine pour chacun selon sa nature et sa fin. Le fait de rester dans la même entreprise ne permet pas de reporter indistinctement toutes les vérifications au dernier CDD. À l’inverse, un avenant de renouvellement prolonge le contrat existant et conduit à examiner son terme définitif. Pour établir la chronologie, classez chaque document avec son motif, son début, sa fin et les sommes déjà réglées ; cette méthode révèle les périodes oubliées ou comptées deux fois.[1][2][3]
Une embauche durable ne règle pas rétrospectivement chaque CDD
Lorsqu’un CDI succède à un CDD, ses effets doivent être appréciés à l’échéance concernée. Une indemnité déjà acquise au titre d’un contrat distinct antérieur ne se confond pas avec celle du dernier engagement. Les règles encadrant les successions et les délais entre contrats constituent également une question différente de celle du paiement de la prime. Une éventuelle irrégularité de recours peut conduire à une analyse de requalification, qui nécessite les documents complets. Présentez au service de paie un tableau des périodes et versements afin de demander les explications manquantes, plutôt qu’un calcul global fondé sur la seule ancienneté dans l’entreprise.[1][2][3]
Textes pour distinguer succession et prolongation
Code du travail numérique : article L1243-8
Code du travail numérique : article L1243-13
Ministère du Travail : règles du CDD
Construire une chronologie de vos engagements
- Attribuer un numéro à chaque CDD distinct et à ses éventuels avenants.
- Rattacher chaque prime déjà payée à son contrat et à sa période salariale.
- Identifier précisément quel CDD précède une éventuelle embauche en CDI.
