Un essai valable doit encore être en cours
Lorsqu’un CDD est interrompu pendant sa période d’essai, l’indemnité légale de précarité n’est pas versée. Il faut toutefois vérifier que cette période a bien été prévue et que sa durée n’était pas dépassée au moment de la rupture. L’essai d’un CDD possède des limites propres, calculées à partir de la durée de l’engagement, et ne peut pas être renouvelé comme celui de certains CDI. La période probatoire liée à un changement de fonctions constitue une autre notion. Une appellation imprécise sur un document ne permet donc pas de traiter n’importe quelle interruption comme une fin d’essai.[1][2][3]
Contrôler le délai de prévenance et la paie de sortie
La dispense de prime ne supprime ni les salaires correspondant au travail effectué, ni les droits acquis à congés payés. Selon l’auteur de la rupture et les circonstances, un délai de prévenance doit être respecté ; son inexécution par l’employeur peut entraîner une indemnité spécifique. Vérifiez également que le motif de la décision n’est pas discriminatoire ou sans lien avec l’appréciation professionnelle. Pour dater les faits, gardez la clause d’essai, le premier jour travaillé et le message annonçant la rupture. Ces informations permettent de distinguer une interruption régulière de l’essai d’une rupture anticipée du CDD soumise à d’autres règles.[1][2][3]
Informations officielles sur l’essai du contrat temporaire
Service-Public : période d’essai du salarié
Code du travail numérique : article L1242-10
Service-Public : fin du CDD
Reconstituer les dates de votre période d’essai
- Retrouver la clause signée qui prévoit expressément une période d’essai.
- Calculer sa date limite à partir du premier jour effectivement travaillé.
- Vérifier la prévenance sans la confondre avec la prime de précarité.
